dimanche 30 novembre 2014

À l’assaut des maisons d’édition


On croit naïvement, en parfait débutant, que les maisons d’édition lisent avec soin chaque manuscrit qu’elles reçoivent et qu’on obtiendra un avis sincère et formateur, mais on a vite fait de déchanter.

Voilà, donc deux détails importants à connaitre avant de se lancer.

Soignez le résumé

Tout d’abord, même si vous devez envoyer la totalité de votre manuscrit, sachez qu’ils ne le liront certainement pas. Je sais, c’est décevant, mais il se contente du résumé. Donc, si vous n’en joignez pas, vous pouvez être certain de recevoir la fameuse lettre type « vous ne correspondez pas à notre ligne éditoriale », alors qu’ils ne vous ont même pas lu. Rageant…
Le synopsis ne les intéressera pas davantage. Ils veulent connaitre l’histoire, le dénouement, la fin, sans avoir à se farcir le pavé.
Donc, un conseil, peaufinez votre résumé, en espérant que vous êtes plus doué que moi pour l’exercice.

Ciblez vos envois

Ben oui, on n’envoie pas une biographie à un éditeur de BD ! Non, mais à part ça. On a souvent tendance à privilégier les plus prestigieuses maisons. Normal, on veut le meilleur pour son bébé. Il faut quand même savoir que ces grands noms de l’édition (non, je n’en citerais pas) ne vous attendent pas. Eh oui, les auteurs inconnus c’est loin d’être rentable. Un premier roman, c’est en moyenne 600 exemplaires vendus, alors il faut vraiment leur en mettre plein la vue pour avoir une chance qu’ils prennent des risques pour vous. Et comme, on parle de chiffres, je rajouterais que les grandes maisons publient en moyenne 1 premier roman par an (auteur jamais publié). C’est une moyenne donc, il y a des années où c’est moins (si vous êtes bon en math, ça veut dire, 0, niet). En gros, vous avez autant de chance d’être publié par une de ces maisons que de gagner au loto. Vous me direz, ben alors, ils publient quoi ? Des traductions qui ont déjà fait leurs preuves.
Bon, je ne vous dis pas de ne pas tenter, on ne sait jamais, mais il faut quand même rester lucide. Et surtout, ne pas oublier qu’il y a plein d’autres éditeurs qui eux, ne publient que français ou presque. Les petites maisons sont plus ouvertes, plus attentives et moins submergées de manuscrit, donc vous attendrez moins et aurez davantage de chance d’avoir une réponse personnalisée.

Tout ça pour dire qu’avant de vous lancer, il est important de faire une recherche, de vérifier leur sérieux et on se méfie des publications à compte d’auteur (si on vous demande de l’argent, fuyez).

Promis, pour vous faciliter vos recherches, je vous ferais un listing des maisons dans un prochain poste. En attendant, bon courage et n’hésitez pas… gratter !